dimanche 6 décembre 2009

Slim Donj’ (1/5) : Préambule



Est-il possible d’écrire Donjons et Dragons en 32 pages? 


Cette série d’articles est partie d’une sorte d’idée lancée en l’air suite à un débat très intéressant sur le forum de Forgesonges.

Pour reprendre les termes de ce débat, ceux-ci étaient assez simples : la plupart des jdr en France sont des pavés. Ca n’est qu’un avis, donc ne pensez pas trouver ici des chiffres et autres statistiques afin de l’attester mais on voit finalement assez peu de jdr de moins de 256 pages. C’est en tout cas le rêve de tout auteur de jdr. Et d’ailleurs la plupart des auteurs, même amateurs, pondent furieusement des monceaux de signes bien volontiers.

Je pense que malgré l’absence de jdr au format moins important, il y a un marché pour ces jdr. Là encore, selon moi, il doit y avoir une demande au niveau des joueurs et même des MJ (en tout cas moi je serais demandeur !).

Or on n’écrit pas un jdr en 256 pages comme on écrit un jdr en, mettons, 64 pages. Ce qui veut dire que tout un pan de créativité (les jdr conçus dans un format autre que pavé) est complètement délaissé.
Ceci étant dit en préambule, revenons à mon idée stupide.

J’ai posté la chose suivante, après avoir annoncé en gros ce qui me servait d’introduction :
Tout ça pour dire que oui, il est possible de pondre un jdr complet avec un système de règles sur 4 pages A4, un scénar de 8 pages et 8 pages d’univers. Et je laisse 4 pages pour la feuille de perso et autres nouvelles d’intro… 32 pages sont largement suffisants pour un jdr. Mais effectivement, suffisants pour un jdr, mais pas n’importe quel jdr. On ne fait pas D&D en 32 pages…

Voilà qui est bien dit, Khelren !

« Que de la gueule ! » entends-je penser aussitôt. Là, c’est mal me connaître… Cet exercice, que dis-je ce challenge, me paraît trop passionnant et subtil pour ne pas m’y intéresser…

Alors si vous le voulez bien, en espérant m’engouffrer dans une brèche qui fera que les ayants-droit de ce jdr ne me cherchent pas trop de démêlés juridiques concernant leur propriété intellectuelle, je vais donc tenter de synthétiser ce fameux ancêtre qu’est Donjons et Dragons en 64 pages (et idéalement en 32 pages même).
« Rien de plus facile ! » allez-vous me dire. « Il suffit de prendre un pdf du Manuel du Joueur, d’en copier l’ensemble et ensuite de coller tout ça dans un nouveau document Word. Et enfin de faire Outils > Synthèse automatique. Ce qui faisait 256 pages peut n’en faire que 10% du document d’origine, donc 26 pages. Pari remporté haut la main… »

Certes… sauf qu’il ne s’agit pas de résumer D&D mais bien de le synthétiser et surtout de réfléchir à ce qui changerait si je n’avais à ma disposition que 32 ou 64 pages.

Je prends D&D évidemment parce que, quoi qu’on en pense (et on en pense d’ailleurs souvent une idée pleine de préjugés), il s’agit d’un système relativement répandu et connu. Ca sera peut-être aussi l’occasion de tordre le cou à ces idées reçues.

Il n’est pas impossible que je fasse un medley des différentes éditions, mais la 3e en raison de l’importance qu’elle a connue me servira de référence.

L’exercice va être subtil et la première étape va être de parcourir rapidement les différents chapitres pour analyser les mécanismes ludiques qui y sont détaillés et accessoirement de dégager le nombre de pages que chacun va me prendre.